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Pourquoi le négatif l’emporte sur le positif – ou pourquoi pratiquer la pensée positive

Avez-vous déjà noté comme nous retenons beaucoup plus souvent et facilement les évènements négatifs de notre journée, notre semaine, ou de l’année écoulée ? Avez-vous remarqué comme nous passons beaucoup plus de temps à commenter les points négatifs d’une réunion de travail ou de famille que les moments agréables ? Comprendre le biais de négativité pour nous entrainer à la pensée positive…

#Les biais cognitifs

Chaque jour, à chaque moment, nous émettons des jugements : un acte de pensée (affirmation ou négations) qui définit ce qui est vrai dans une situation donnée), pour prendre des décisions – choix moral ou pratique par exemple.

people-3370833_960_720Comment l’homme fait-il un choix ?

Selon la ‘Théorie du choix rationnel’, le jugement devrait être basé sur des faits rationnels, en analysant le pour et le contre, en calculant les choix possibles, leurs probabilités, et en pesant l’utilité de chaque résultat.

Or l’homme prend, depuis la nuit des temps, des décisions totalement irrationnelles. Daniel Kahneman et Amos Tversky, dans les années 70, ont évoqué pour la première fois la théorie des cadres heuristiques (mécanismes de décision rapides qui permettent de simplifier le jugement, sans analyser tous les éléments de la situation) et des biais cognitifs. Selon cette théorie, les jugement pris dans l’incertitude et l’urgence sont souvent réalisés à travers des simplifications effectuées naturellement par l’esprit humain et non par un processus de réflexion complexe.

Il existe effectivement des situations dans lesquelles nous pesons réellement le pour ou le contre, mais cela ne représente qu’un infime pourcentage de nos décisions. Chaque minute, nous penons des décisions : prendre un carré de chocolat, choisir ce restaurant, se lever tout de suite ou dans 10 minutes…

Dans tous ces cas simples, l’esprit humain possède des modèles automatisés, des raccourcis qui lui permettent de gagner du temps. Les heuristiques fonctionnent sur la base d’expériences antérieures. Ce sont des opérations mentales rapides.

Les heuristiques sont de grandes catégories de biais cognitifs. Les biais cognitifs sont une déviation systématique du vrai, du juste, par des mécanismes psychologiques humains.

La cognition permet de connaitre le monde et d’agir à partir de cette connaissance. C’est une représentation du monde que nous construisons à partir de notre connaissance du monde et qui peut donc être erronée. Un biais est un écart entre la vérité et ce qui est estimé.

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#Le biais de négativité

Le bien et le mal n’ont pas le même impact sur notre cerveau. Notre cerveau semble préférer les informations négatives aux positives. Ainsi, un fait négatif a plus de pouvoir qu’un fait positif équivalent. C’est ce que les psychologues appellent le biais de négativité.

Ce biais influence non seulement nos décisions, mais également notre jugement sur les situations et les personnes.

prehistory-1142403_960_720Les racines de ce phénomène sont très anciennes. A une époque ou il nous fallait, pour sauver nos vies, prendre les bonnes décisions pour se protéger, fuir ou combattre, notre cerveau a appris à être attentif à tous les indices de danger potentiel. Il leur accorde donc une plus grande attention. Nous utilisons d’ailleurs un vocabulaire beaucoup plus riche et coloré pour évoquer le mal que le bien, passons plus de temps à en parler, à le décrire.

Nous considérons généralement les évènements positifs de notre journée -et de notre vie- comme des acquis, des évidences sur lesquelles il n’est pas nécessaire de s’attarder (à moins qu’ils ne soient particulièrement marquants).

Vous êtes-vous déjà extasié(e) devant votre chance d’avoir de l’eau à disposition dès lors que vous tournez le robinet ? Avez-vous cherché à comprendre, décortiquer ce phénomène ? Vous êtes-vous interrogé sur tout ce qui avait été mis en œuvre pour que cela soit possible ? Pourtant, d’autres êtres humains sur cette terre que nous partageons n’imaginent même pas que cela soit possible un jour.

Le soleil brille aujourd’hui, le printemps renait. Avez-vous pris le temps d’observer cela avec attention ? Êtes-vous capable de décrire en détail les signes que vous avez observés, les sensations que vous avez ressenties, les émotions que cela vous a procuré ?

Or l’attention est un élément essentiel du processus d’apprentissage et de mémorisation.

C’est pourquoi nous nous souvenons plus facilement des évènement ou éléments négatifs d’une situation. Nos grands traumatismes comme nos petits drames ou mauvaises nouvelles restent longtemps imprimés dans notre mémoire, et modifient la perception que nous avons de nos proches ou de nous-mêmes.

Les impacts des émotions négatives, des remarques désagréables ou mauvaises attitudes à notre égard sont bien plus importants que leurs équivalents positifs. Ainsi, selon Kathleen Vohs, psychologue américaine, en présence d’une quantité équivalente de bonnes et mauvaises choses, le négatif l’emporte toujours sur le positif. Il faut un ratio beaucoup plus important d’éléments positifs que de négatif pour que la tendance s’inverse.

pratiquer la pensée positive

#Pratiquer la pensée positive et la gratitude.

La pensée positive est bonne pour la santé et influence notre vision globale de la vie. Selon certaines études, les gens les plus satisfaits vivent entre sept et dix ans de plus que ceux qui le sont moins.

Selon Michel Lacroix, « C’est une attitude qui repose sur le principe selon lequel tout individu possède un riche potentiel qu’il doit apprendre à utiliser et à développer :

  • en combattant la tendance à la dévalorisation de soi, à l’anxiété et au pessimisme ;
  • en s’entraînant méthodiquement à se mobiliser en vue d’objectifs clairs et précis, à percevoir le futur avec confiance et à visualiser de façon créatrice les résultats espérés. »

 

    –> Quelques astuces pour pratiquer la pensée positive ?

-penser court terme : les évènements négatifs sont temporaires, variables et associés seulement à une situation.

-penser local : se focaliser uniquement sur soi-même et ce que nous pouvons faire pour changer une situation. Ne pas se comparer aux autres, car cela n’apporte rien et n’est pas constructif.

-penser positif : prendre du recul sur la situation. Tout n’est pas noir. Quel serait le bon côté des choses ?

-parler de façon positive : contrôler son dialogue intérieur. « C’est difficile, mais je vais y arriver », « je peux contrôler cela ». Le choix des mots est essentiel.

Par exemple : Échec devient ‘obstacle’ ou ‘expérience’; Chute devient ‘Coup dur’; Horrible devient ‘Éprouvant’ ou ‘Difficile’

 

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