Non classé

J’arrête de me plaindre et de râler

On voudrait bien… mais ne peut pas ! Se plaindre est parfois aussi instinctif que de parler. Et pourtant, on le sait, le fait de râler ne résout rien, ne soulage pas et ne fait avancer personne… Pire, elle entretient les pensées négatives, attirant des personnalités tout aussi négatives.

Se plaindre sans cesse est un obstacle au développement personnel. On rejette la faute sur les autres, le monde, la société, qui sont responsables. On évite ainsi de prendre son histoire en main. Se plaindre est en réalité un excellent moyen de ne pas grandir.

En moyenne, une personne râle entre 15 et 30 fois par jour.

La première raison qui nous pousse à râler, c’est que nous voulons tout : une vie de famille, une vie de couple, une vie sociale, une vie professionnelle… Et toutes doivent être épanouies et épanouissantes. Notre emploi du temps devient ingérable à force de jongler entre toutes ces envies.

les causes du burnout

#Râler pour entrer en lien avec les autres

Râler est une conversation très facile. Cela ne demande ni de réfléchir, ni de s’investir. D’autre part, nous savons que cela ne va pas être difficile pour l’autre de nous rejoindre et que nous allons donc réussir à entrer en lien avec lui. Combien de conversations s’amorcent en râlant sur la météo, sur les transports, la politique…C’est très ancré dans notre culture.

Avec le groupe de méditation que j’accompagne, nous débutons un cycle de quatre séances sur les accords toltèques. Nous avons commencé ce mardi par le premier accord : Que ta parole soit impeccable. A cette occasion, nous avons pris ensemble toute la mesure du temps que nous passons à râler, contre nos collègues ou nos conditions de travail, entre amis, aux repas de famille… Les plaintes occupent une énorme partie de nos échanges, au point de parfois se trouver isoler lorsque nous refusons d’y participer.

wooden-figures-1007134_640Râler est une habitude. Dès qu’une frustration se présente dans notre quotidien, nous bougonnons de manière automatique. Ce sont souvent des petites plaintes sans grande importance. Additionnées les unes aux autres, elles vont cependant polluer notre journée.

Le problème, lorsque nous râlons, c’est que tout finit par devenir source de frustration.

#Prendre sa vie en main, LE secret pour arrêter de se plaindre.

Il ne s’agit plus d’attendre que les choses se passent, mais de se prendre en main, en améliorant tout ce qui peut l’être et acceptant ce qui ne peut pas l’être. Râler, c’est se poser en victime et accuser les autres.

Arrêter de râler, c’est à l’inverse se mettre en posture de reprendre sa vie en main et générer du changement. Il ne s’agit pas de baisser les bras face à tout ce qui ne va pas mais d’identifier ce qui nous énerve le plus, afin de se demander ce que l’on peut y faire. « Si vous n’aimez pas quelque chose, changez-le. Si vous ne pouvez pas le changer, changez votre attitude » – Maya Angelou

Arrêter de se plaindre, c’est également apprendre à dire non.

Pourquoi accepter une mission, un déménagement ou un café avec une connaissance, si nous devons passer notre temps à râler ensuite. Parfois, nous n’avons pas le choix (vraiment ?). Dans ce cas, inutile de râler, contentons-nous d’agir de notre mieux. Ce sera plus rapide et efficace. Mais parfois nous avons le choix. Nous pouvons refuser. Nous avons accepté de donner un coup de main à contre cœur ? Au lieu de râler, demandons-nous pourquoi. Il y avait peut-être une bonne raison à l’origine de cette décision. Dans ce cas, soyons heureux. Si nous l’avons fait pour de mauvaises raisons, travaillons là-dessus !

Lire l’article ‘j’ose dire non’

danbo-3299229_640

#Ne pas laisser les problèmes prendre de l’ampleur

Arrêter de râler est une chose, mais attention, il ne s’agit pas pour autant d’intérioriser la difficulté ou la souffrance. On veut arrêter de se plaindre, pas renfermer ses émotions, au risque d’imploser en fin de course. Car la plainte peut avoir une fonction : alerter sur un problème. Se plaindre, c’est mettre des mots sur une émotion : frustration, colère, tristesse. Et nous le savons, toutes nos émotions ont un sens et une fonction. Lorsqu’elle est ponctuelle, la plainte est positive car elle permet d’attirer l’attention. Elle est un moyen de faire évoluer la situation lorsque l’on rencontre une difficulté au travail, dans une relation, dans la famille…

Comment faire ? Vous sentez que la plainte monte en vous ? Arrêtez-vous pour regarder ce qu’elle vous dit. Prenez en main les ennuis dès qu’ils pointent le bout de leur nez. On parle, on s’explique, on cherche des solutions : une démarche constructive empêche les pensées négatives de s’installer.

#Ces personnes qui s’apitoient sur leur sort de manière répétitive : Le Syndrome de Calimero

calimero-rightVous connaissez Calimero , ce petit poussin ronchon avec sa coquille sur la tête ? « Alors ça, c’est injuste ! C’est vraiment trop injuste… »

Pour certaines personnes, toutes les petites contrariétés du quotidien deviennent prétexte pour se plaindre et se lamenter. Derrière ces plaintes incessantes se cache bien souvent une vraie souffrance.

Très souvent, ces personnes ont vécu des injustices réelles, des humiliations, du rejet ou de l’abandon et craignent d’en être de nouveau victimes. Des traumatismes graves dans la généalogie peuvent également marquer un enfant, qui va se retrouver en position de porte-parole et se plaindre de manière importante à la place de sa famille. Souvent, les plaintes exprimées couvrent donc des problèmes bien plus importants. Pour ne pas aborder une souffrance trop intime, les ‘Calimeros’ râlent à cause du train en retard, du café trop chaud…

Ces personnes ont en réalité surtout besoin d’entendre que l’on reconnaît leur souffrance. Elles multiplient les plainte parce qu’elle est obligée d’insister pour être écoutée.

#Comment réagir dans ce cas ?

Le-syndrome-de-CalimeroSaverio Tomasella, auteur de  «  Le Syndrome de Calimero » (Albin Michel), explique : « Concrètement, les Calimeros peuvent tenter de remplacer la plainte par l’expression très factuelle, descriptive, d’un événement ou d’un ressenti, plutôt que de s’apitoyer généralement sur leur sort. Par exemple au lieu de dire, “c’est toujours sur moi que ça tombe“, expliquer son problème, “aujourd’hui, je suis allé au distributeur pour retirer de l’argent. L’appareil a avalé ma carte. Je suis furieux, je n’ai plus de moyen de paiement” ».

« Ensuite, on expose aux autres très clairement le problème. Dans ce cas, ils peuvent se sentir concernés et proposer leur aide. Lorsque nous râlons de manière générale, personne ne peut nous proposer de solution concrète ».

#Envie d’aller plus loin ? Le défi !

J-arrete-de-raler.jpgQuelques pistes de réflexion pour arrêter de râler, issues du carnet d’exercices « J’arrête de râler », de Christine Lewicki, aux éditions Eyrolles. Elle y propose un défi : 21 jours pour arrêter de râler. En réalité, peut importe le nombre de jours, peut importe la vitesse à laquelle cette idée fait son chemin. Le principal est bien qu’elle fasse son chemin !

  • Décider que râler n’est plus une option
  • Ne pas baisser les bras en cas de rechute

Il y a des choses à apprendre de chaque râlerie. ‘Qu’est-ce qui me fait râler ? Comment faire pour ne pas me retrouver dans cette situation demain ? ´

  • Identifier sa râlerie réflexe…

…et comprendre ce qui se cache derrière

  • Avoir le mot juste

Durant le défi, on a le droit d’exprimer du mécontentement, de ne pas être d’accord. Mais en ayant le mot juste et en exprimant clairement les faits et en quoi ils nous dérangent. Et formuler ensuite une demande précise.

  • Relativiser

« Est-ce que j’ai un problème » ? Si oui, comment puis-je le résoudre ? Si non, il faut savoir lâcher prise.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.