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J’apprends à m’aimer

apprendre à s aimer

Je m’aime. Puis-je m’aimer ? Comment pourrais-je m’aimer alors que je suis bien trop grosse, pas assez courageuse ?

Nous avons appris que nous devions penser aux autres – à nos proches notamment, avant de penser à nous même. Nous ne voulons pas être nombrilistes, vaniteux ou égoïste. A l’inverse, nous avons peur de nous noyer dans nos pensées obscures, ou peut-être de l’auto apitoiement. Car nous le savons, rien de bon de peut sortir d’un tel comportement ! au cours de son éducation, nous avons appris à réagir de cette manière.

Ainsi, il me semble qu’il est important de s’arrêter sur quelques définitions avant de démarrer cet article. Elles nous permettront de mieux comprendre ce nous cherchons et ne cherchons pas à développer…

#Quelques définitions :

j'apprends à m'aimerNarcissisme : désigne l’amour de soi en référence au mythe grec de Narcisse tombé amoureux de sa propre image. Amour excessif (de l’image) de soi, associant survalorisation de soi et dévalorisation de l’autre.

Vanité : grenouille qui veut devenir aussi grosse que le bœuf, aveuglement permanent sur soi.
Égoïsme : Attachement excessif à soi-même qui fait que l’on recherche exclusivement son plaisir et son intérêt personnels. Repli sur soi, nombrilisme

Nombrilisme : faire référence à soi sans aucune objectivité. L’adjectif nombriliste désigne toute personne qui ne pense qu’à elle, qui se croit le nombril du monde, qui croit que la terre tourne autour d’elle, et ne s’intéresse à aucun autre sujet ou autre individu qu’à elle-même

Auto-apitoiement : fait de se prendre en pitié soi-même.

Il est grand temps de s’accepter et d’apprendre à s’aimer. Je crois qu’il est important d’avoir un minimum d’amour pour soi sans que cela ne devienne du narcissisme. Si on n’a pas d’amour propre et du respect pour tout ce qui a trait à notre corps et notre âme.

#Je m’aime, ou le Respect à l’égard de soi-même

La compassion : Sentiment qui incline à partager les maux et les souffrances d’autrui

auto compassionL’auto compassion ne cherche pas à modifier notre image pour la rendre acceptable en toute circonstance, mais nous nous reconnaît comme des humains dotés de forces et de faiblesses – se parler comme à un proche, avec des propos bienveillants, amicaux et positifs.

L’estime de soi. Elle se définit par la cohésion entre les aspirations et les succès d’une personne. Elle implique donc de juger sa valeur personnelle, de poser un jugement sur soi-même, en s’appuyant sur une conscience et une connaissance de soi.

Il s’agit alors d’apprendre à s’apprécier et s’auto-évaluer de façon positive. L’estime de soi se manifeste par une certaine fierté que nous avons de nous-même, tel que nous sommes réellement. Avec nos qualités et nos défauts.

Lorsqu’on ne s’estime pas, on est rarement heureux. On doute de soi, on ne fait pas toujours les bons choix, on se sent vulnérable dans l’adversité…

Dans notre société on a appris à aimer les autres mais oublié d’apprendre à s’aimer soi-même

Nous l’avons vu, il ne s’agit donc pas d’être égoïste ou nombriliste. Il s’agit de développer notre estime de nous-mêmes.

Apprendre à être plus impartial avec nous-mêmes. Certes nous n’avons pas que des qualités, mais nous n’avons pas non plus que des défauts. Certes nous avons des défauts, mais font-ils de nous une si mauvaise personne que nous ne pouvons la supporter ?

Nous avons beaucoup à apporter. Chacun d’entre nous. Mais pour cela, encore faut-il connaître, reconnaitre et accepter ce que nous avons à donner, et quelles sont nos limites.

qualités et défauts

#Pourquoi est-ce si important ?

En premier lieu, il est essentiel d’apprendre à s’aimer parce que c’est ce qui nous permet tout simplement d’être.

Trouver sa place, faire ses choix et les assumer, vivre pleinement sans se préoccuper du regard des autres… Autant de choses qui nous paraissent parfois inatteignables. Parce que nous n’avons pas assez d’amour pour nous-mêmes.

S’aimer c’est développer la confiance en soi. Pas pour écraser les autres, pas pour les juger, mais simplement pour être en accord avec soi. D’ailleurs, la plupart des gens médisants, agressifs, ou jugeants sont des personnes en grand manque d’estime de soi. Ce type de réaction est en réalité un mécanisme de défense, une carapace pour ne pas se laisser toucher, ne pas se sentir trop faible. Les personnes qui se sont trouvées ne ressentent pas ce besoin de montrer leur supériorité. Elles n’ont plus rien à prouver. Elles peuvent accueillir l’autre tel qu’il est parce qu’il ne les menace en rien.

S’aimer, c’est aussi se respecter. Prendre soin de soi, s’écouter, ne pas aller au delà de ses limites. Pour nous bien sûr, mais également pour ceux qui nous entourent.

les causes du burnout

Pourrons-nous réellement être disponibles pour les autres si nous sommes épuisé(e)s ? Rendre service devient vite une contrainte lorsque nous disons oui en pensant non, lorsque nous ne nous respectons pas. Se respecter, c’est s’autoriser à recharger ses batteries pour pouvoir faire face, éviter le burnout (sur le plan professionnel ou personnel)…

S’aimer, enfin, c’est se traiter comme l’on aimerait que les autres nous traitent.

 

#Quelques pistes pour apprendre à s’aimer

Dans un premier temps, nous l’avons vu, il est important d’apprendre à nous connaitre et nous reconnaitre. Milieu social, culturel, valeurs, croyances… Nous sommes imprégnés et façonnés par ce que l’inconscient collectif propose.

Notre expérience, nos appartenances à des groupes, nos différentes rencontres ont également fait de nous ce que nous sommes.

Avons nous reçu de l’amour ? Avons nous appris à nous aimer ? Avons-nous à l’inverse été critiqués, rejetés ?

Penchons-nous notamment sur notre vécu d’enfant et adolescent. L’enfance est la période où l’on développe les fondements de la confiance en soi. L’adolescence est souvent une période de fermeture, de révolte, d’obstacles, de blessures non guéries. C’est une période de grand défi en matière d’amour de soi.

pardonnerReconnaissons ce que nous avons vécu, pardonnons-nous de ne pas toujours été à la hauteur de nos espérances et des espérances des autres. Nous avons fait de notre mieux. Pardonnons aux autres d’avoir placé tant d’espoir en nous, poids trop lourd à porter, d’avoir eu trop d’exigences.

Prenons également le temps de repérer les moments où nous avons été aimé(e)s, reconnu(e)s. Les moments où nous avons réussi. Il est indispensable de s’y arrêter. Ils sont le fondement de l’estime de soi.

De la connaissance de soi naît la reconnaissance de soi, qui mène à l’amour de soi.

C’est un long cheminement, parfois difficile. Donnez-vous du temps, soyez bienveillants envers vous-mêmes. Vous avez le droit d’échouer, le droit d’être découragé. S’aimer c’est aussi accepter cela. Le simple fait d’y avoir un peu réfléchi est déjà un grand pas… Avec le temps, on apprend petit à petit à mieux s’aimer.

Au besoin, faites-vous accompagner par un tiers de confiance.

Enfin,observons notre comportement :

Est-ce que j’essaye de traiter les autres comme j’aimerais qu’ils me traitent ?

Est-ce que je me traite, moi, comme j’aimerais que les autres me traitent ?

Et développons cette idée, comme un mantra : « Quoiqu’il se passe, je sais que je pourrai compter sur moi-même », parce que je suis une personne bénéfique pour moi-même.

 

aimer la personne que je suis

 

 

 

 

 

 

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