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Comment avoir confiance en Soi

Faire confiance et se faire confiance

confiance en soi

Pour parler de confiance en soi, il me paraît essentiel d’aborder en premier lieu la notion de confiance. Pour faire confiance, il faut pouvoir croire en les autres. Sans confiance, il serait compliqué d’envisager l’existence même des relations humaines – amitié, rapports de travail ou amour. Sans confiance, il serait même difficile d’envisager l’avenir ou de bâtir des projets qui se développent dans le temps.

La confiance en soi, c’est tout cela, appliqué à Soi :

C’est l’idée que nous nous faisons de notre capacité à affronter une situation donnée, l’absence de doute lorsque nous réalisons une tâche ou une action.

La clé qui nous permet de prendre conscience de notre valeur personnelle, de mieux vous connaître et finalement de construire et consolider une personnalité sociale qui nous correspond vraiment.

C’est enfin ce qui nous permet d’endosser et assumer notre personnalité aux yeux du monde extérieur.

je manque de confiance en moiLes causes et conséquences du manque de confiance en soi sont multiples: peur de la critique ou du regard de l’autre, doute quand à ses capacités et qualités, sentiment d’infériorité, sensation d’être mal aimé et mal compris.

Nous sommes nombreux à souffrir de ce mal « moderne » qui handicape nos relations, et inhibe nos réalisations.

Je vous propose aujourd’hui 5 clefs pour travailler à faire grandir votre foi en vous :

  • Interroger notre éducation et nos croyances limitantes

Il s’agit dans un premier  temps d’identifier et neutraliser les pensées qui nous font souffrir ou nous affaiblissent : nos croyances limitantes.

Depuis notre enfance (et bien avant), nous construisons notre personnalité en apprenant de nos expériences, mais également de notre éducation, des valeurs et croyances de nos enseignants, parents, de la société dans laquelle nous vivions.

Notre vie est aujourd’hui dominée par des médias qui nous imposent une représentation sociale idéalisée : les images du couple, de la famille, de la réussite professionnelle, des comportements amoureux ou tout simplement de l’aspect physique sont codifiées.  Impossible d’y échapper.

L’individu qui n’a pas appris à reconnaître ses qualités a donc un « modèle universel » auquel se comparer. Modèle d’autant plus insécurisant qu’il est factice et impossible à atteindre. Mais comment apprend-on à reconnaitre ses qualités ? En grande partie, dans un premier temps, grâce aux encouragements de nos parents. Un enfant qui n’a pas été suffisamment valorisé a de grande chance de devenir un adulte qui n’a aucune confiance en lui. Les parents ne sont jamais mal intentionnés. Il ne s’agit pas de les rendre responsables, sauf cas extrême. Mais leur attitude envers nous enfant a des effets sur notre confiance en nous adulte.

La confiance en ses aptitudes prend racine dans l’enfance.

Entre zéro et quatre ans, l’enfant prend confiance à travers les progrès qu’il réalise. Les parents jouent alors un rôle essentiel : par leur aide, leur soutien, leurs encouragements et en autorisant de nouvelles expériences, ils peuvent stimuler l’enfant et lui donner l’envie d’en faire plus.

La notion de confiance en soi peut ainsi être corrélée à la notion de progrès. C’est en progressant que l’on prend confiance en soi.

L’adolescence est la deuxième phase consolidation de la confiance, car c’est là que se construit l’identité.

Certains parents n’ont pas su encourager à leur enfant. Fidèles à leurs valeurs, leurs convictions éducatives, et voulant généralement bien faire, ils ont pu se montrer trop critiques, trop exigeants ou encore trop protecteurs. D’autre n’ont pas pu lui offrir un environnent stable.

Ces contextes ne nous ont pas permis de nous libérer totalement et de nous émanciper sur le plan émotionnel.

éducation et confiance en soiL’éducation et les personnes qui s’en sont chargées nous ont transmis quantité de croyances à propos de nous-mêmes et de notre environnement. Ces croyances sont dites limitantes lorsqu’elles nous poussent à  entretenir un regard et un état d’esprit négatifs sur nous-mêmes.

Le premier travail à envisager est donc celui d’identifier ces croyances limitantes. Ainsi, nous pourrons rendre à leurs propriétaires leurs convictions et construire un nouveau système de croyances qui nous appartient.  Un système qui correspond à ce que nous pensons et à ce que nous voulons. Des croyances qui nous aident à croire… en nous-mêmes.

 

  • Accepter toutes les facettes de nous-mêmes.

Nous devons enfin accepter que nous ne pouvons pas être bons dans tous les domaines. Personne n’a toutes les compétences nécessaires pour faire face à tout. Cette notion d’acceptation de soi est centrale. Nos imperfections et nos manques font partie de nous. Ils ne nous empêchent pas d’être une personne capable et digne de confiance.

Et si nous apprenions à aimer nos défauts ?

Observons-nous avec la plus grande bienveillance.

Parlons-nous comme nous le ferions avec un ami. On ne dirait à un ami : « Tu es nul ! » Alors pourquoi se le dire à soi-même ? Il ne s’agit pas d’être surprotecteur et de nier nos erreurs, mais nous l’avons vu, une trop grande exigence et des critiques incessantes sont les meilleurs ennemis de la confiance en soi. Nous déplorons que nos « éducateurs » ne nous aient pas assez encouragés, alors pourquoi en rajouter en nous auto-flagellant ?

Arrêtons d’exacerber nos défauts et d’oublier nos qualités.

Prendre conscience des qualités qui nous sont propres et sur lesquelles nous pouvons nous appuyer est indispensable. Cette prise de conscience nous permet développer une posture relationnelle équilibrée : décomplexée, sans survalorisation ou dévalorisation. Elle vient renforcer notre sentiment de confiance en soi dans quotidien, mais également dans les situations nouvelles.

Nous avons généralement les plus grandes difficultés à reconnaître nos propres qualités, car notre peur de paraître égotique et notre manque de confiance nous poussent à classer nos qualités dans la catégorie « normalité ». Alors Comment faire ?

Dans un premier temps, nous pouvons repérer dans nos discours intérieurs tout ce qui est dévalorisation, dépréciation, croyances limitantes.  Puis, essayons de remplacer ces pensées par un discours plus objectif. Il ne s’agit pas de s’inventer des qualités, mais d’éviter une dévalorisation paralysante et ainsi favoriser un regard sur soi plus bienveillant et motivant.

lister ses qualitésNous pouvons également énumérer les qualités morales et physiques que nous nous connaissons, les plus importantes mais également celles qui nous semblent accessoires. Si nous avons du mal à les identifier, nous pouvons nous souvenir des compliments que l’on nous fait. Nous pouvons également nous projeter comme étant notre meilleur ami : Que vous dirait ce compagnon ? Quel portrait pourrait-il dresser de vous ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit : faire un portrait complet mais bienveillant de nous-mêmes.

  • Abandonner la culpabilité et  se pardonner.

Accepter ses « fautes » et savoir se pardonner est une étape essentielle du processus de réparation. Cela permet de se sentir mieux et de reprendre confiance en soi. Selon Thomas Carpenter, étudiant en doctorat à la Baylor University au Texas, aux États-Unis, « faire amende honorable est indispensable pour retrouver l’estime de soi ».

« Une des barrières qui empêchent les personnes fautives de se pardonner pour ce qu’elles ont fait est qu’elles se disent qu’elles méritent de se sentir mal, analyse Thomas Carpenter. Notre étude prouve que faire amende honorable nous redonne la permission de nous laisser aller ».

Se pardonner est un acte indispensable prendre soin de notre santé et de notre bien-être, pour avancer et se libérer du passé.

Le pardon permet de laisser le passé derrière soi pour vivre dans le présent , de construire de nouveaux objectifs. Il est moteur de changement, d’amélioration et permet de tirer des leçons de ses expériences passées, plutôt que d’être paralysé par les blessures du passé.

Trop souvent, nous pensons que pardon signifie oubli et indulgence. Nous ressentons alors qu’il n’est pas juste de se pardonner, car cela signifierait oublier et/ou montrer de l’indulgence envers le mal passé. Or le pardon est un processus de prise de conscience qui n’implique en aucun cas de gommer ce qui s’est passé. Il ne vous conduira pas à considérer quelque chose de « mal » comme quelque chose de « bien ».

pardonPar ailleurs, prenons le temps de considérer cette phrase : « On n’a à se pardonner que si l’on a commis des fautes ».

Comprenons : si l’on a accompli, en toute connaissance de cause, des actes dont on savait qu’on ne devait pas les accomplir. Est-ce votre cas ? J’en doute. Nous nous centrons souvent sur l’erreur que nous avons commise sans chercher à comprendre la cause qui nous a poussés à le faire. Il est pourtant indispensable de prendre en compte de tous les paramètres de nos actions. Souvent, nous n’avions pas d’autre choix, à ce moment précis, que ce que nous avons mis en œuvre. Après coup, lorsque nous analysons nos actes, nous avons du mal à l’accepter. Mais nous sommes différents aujourd’hui de la personne que nous étions alors. Nos perception de la situation est donc forcément différente. Mais si nous essayons d’observer en toute objectivité la situation que nous vivions alors, nous réaliserons la plupart du temps que cette erreur qui nous obsède tant était une nécessité.

Il est toujours intéressant de nous demander pourquoi et comment notre histoire nous a poussée à ces « erreurs ».

Quoi qu’il en soit, nous ne pouvons pas changer le passé, mais il ne tient qu’à nous de forger notre futur. Nous sommes libre d’évoluer (et nous l’avons d’ailleurs fait), ne l’oublions jamais. Soyons fier d’être qui nous sommes aujourd’hui.

Lorsque nous nous fustigeons parce que nous pensons ne pas être à la hauteur des attentes des autres, nous donnons un bien trop grand pouvoir à ce que ces autres, avec leur mélange de sentiments, peuvent penser. Pardonnons-nous d’avoir essayé de vivre d’après les attentes des autres et au lieu de ça, commençons à faire les changements nécessaires pour pouvoir poursuivre nos propres objectifs.

  • « Je ne suis pas la cause des actes d’autrui »

Prenons du recul pour laisser à l’autre ce qui lui appartient. Pour cela, prenons l’habitude de faire un pas de côté lorsque quelqu’un nous fait un reproche. A qui s’adressent ces paroles ? Ne sont-elles pas le signe de la colère, la mauvaise foi, ou la déception de l’autre ? Prenons ce qui nous appartient (nous ne sommes pas parfaits et peut-être y a-t-il des choses à changer dans notre façon de faire). Mais prenons également le temps d’identifier les accusations « non recevables ».

Ces projections tentent de nous culpabiliser, nous faire douter de nous.  Si nous en avons le désir et que la personne est prête à l’entendre, nous pouvons lui dire : « Cela t’appartient, tu n’as pas le pouvoir sur moi et je n’ai pas le pouvoir sur toi. » Mais c’est avant tout à nous que nous devons adresser ce constat. Ceci ne nous appartient pas, et nous ne le prenons pas. Nous ne sommes pas responsables du malaise, du mal être ou de la colère de l’autre. Pas responsables non plus des mots durs ou du ton qu’il emploie.

Avec un peu d’entrainement, nous pouvons même compatir pour cet autre qui souffre manifestement…

action et confiance en soi

  • Passer à l’action

Faire à petits pas plutôt que de sauter directement dans le grand bain est la condition indispensable pour renforcer la confiance en soi. Ainsi nous évitons la déception et l’échec, au profit d’une construction adaptée, douce et pérenne.

ANcrer une nouvelle habitude avec douceur

Ne choisissons pas des objectifs irréalisables

Notre manque de confiance en nous peut être lié à un sentiment permanent d’échec.  Sans doute parce que nous nous fixons ou acceptons des objectifs inaccessibles ! L’une des clés de la confiance en soi d’être réaliste. Nous l’avons vu, nous devons connaître nos capacités mais également (et surtout?) nos limites !

Il est important en outre que nous soyons sûr(e)s que ces objectifs sont bien les nôtres (et non le reflet des attentes ou des espoirs d’un autre). Les étapes présentées précédemment peuvent nous aider à clarifier cela.

Attention, je ne dis pas qu’il nous faut abandonner nos grands rêves ! Simplement qu’il faut penser un escalier à notre mesure, et prendre le temps de gravir chaque marche à notre rythme. Ainsi, nous pouvons segmenter nos objectifs en petites étapes intermédiaires. Réussir à passer ces petites étapes nous aidera à réaliser nos buts. On obtient des résultats si l’on tente des choses que l’on est capable d’affronter. Chaque étape franchie et réussie viendra renforcer notre confiance, et nous rendra plus forts pour monter la marche suivante.

Prenons également le temps de rester un temps sur chaque palier. L’aisance, la sécurité et la confiance viennent de la répétition.

Changeons notre vision de l’échec

La peur de l’échec ne doit pas motiver vos choix ou réactions.

L’échec fait partie du processus d’apprentissage et sa valeur est indiscutable : en sachant accepter et en comprenant nos erreurs, nous pouvons mieux nous connaitre. L’échec nous permet de nous améliorer, et nous apprend à devenir plus performants.

Trop souvent, nous vivons nos échecs comme autant de jugements ou de preuves de notre incompétence. L’échec n’est pourtant qu’une information de non-réussite et nous donne des indices sur la (non-)pertinence de la méthode utilisée.

En évaluant – avec la plus grande bienveillance ! – de manière précise les raisons de vos échecs passés, en évitant de reproduire d’anciennes erreurs, nous ne pouvons que nous améliorer…

2 réflexions au sujet de “Comment avoir confiance en Soi”

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